Tous les classements sont consultables ici :
https://challenges.geovelo.app/193
Évolution de la participation
Au-delà du classement 2026, intéressons-nous à la participation, indicateur de l’évolution de la pratique sur notre territoire.
Cette année, un changement de règle modifie la lecture des résultats :
• Tous les kilomètres parcourus sur un territoire sont désormais comptabilisés, même par des cyclistes non inscrits dans la communauté.
• En revanche, le nombre de participants ne correspond plus qu’aux personnes inscrites, ce qui crée des incohérences (ex. : 1 917 704 km en Auvergne-Rhône-Alpes pour seulement 103 cyclistes inscrits).
Le nombre de participants réels n’étant plus directement accessible, nous l’avons estimé grâce à un indicateur remarquablement stable : le nombre moyen de kilomètres parcourus par cycliste, quasiment constant d’une année sur l’autre. Les challenges passés sont consultables ici : https://challenges.geovelo.app/past
Cette méthode nous permet d’évaluer le nombre de participants réels dans chaque communauté et de mesurer la progression entre 2025 et 2026.
Progression par territoire
Le vélo ne s’arrête pas aux portes de la métropole
1. Tous les territoires progressent
Aucun recul n’est observé. La dynamique cyclable est généralisée, signe d’un intérêt croissant pour le vélo dans l’ensemble du Nord et du Pas-de-Calais.
2. La croissance la plus forte se situe hors MEL
La Métropole Européenne de Lille demeure le premier territoire en volume de cyclistes et de kilomètres parcourus, affichant encore une progression de +15 % malgré un niveau de pratique déjà très élevé. Les hausses les plus marquées se situent dans des territoires longtemps considérés comme peu cyclables :
• +88 % pour la Communauté Urbaine de Dunkerque
• +58 % pour Grand Calais-SITAC
• +52 % pour la CU d’Arras
• +47 % pour Béthune-Bruay Artois Lys Romane
Ce rattrapage s’explique en partie par un effet de base, mais reflète aussi une montée en puissance réelle de la pratique, portée par des politiques locales, des aménagements récents et une appropriation croissante du vélo par les habitants. C’est sans doute l’un des signaux les plus encourageants de cette édition 2026.
Conclusion
Les résultats de Mai à vélo 2026 dessinent une tendance de fond : l’envie de vélo ne se concentre plus dans quelques territoires pionniers, elle se diffuse — y compris vers des territoires moins denses, souvent moins dotés en infrastructures, où le vélo doit encore composer avec des distances plus longues et une culture automobile plus ancrée.
Ce mouvement dit quelque chose de plus large sur l’évolution des usages. Le vélo n’est plus seulement l’apanage des urbains qui pédalent pour se rendre au bureau : il s’affirme progressivement comme un moyen de transport polyvalent, utilisé pour des trajets du quotidien — travail, courses, loisirs — par des profils de plus en plus variés. Les chiffres de participation, en hausse presque partout, en témoignent.
Il reste bien sûr des marges de progression importantes, et les écarts entre territoires demeurent significatifs. Mais la direction est claire : le vélo s’installe durablement dans les habitudes de déplacement du Nord et du Pas-de-Calais.



